Vraie colère
Il y a parfois des vraies colères ;
De celles qui font lever le poing
Pour ne pas baisser les bras.
Il y a cet enfant que l’on espère
Emmener tellement plus loin
Comprenant le chemin qu’il prendra.
Parce qu’on les écoute !
Et Parce qu’ils savent
Que c’est un peu grave…
Et qu’ils nous déroutent.
Il y a ces ficelles que l’on a tirées,
Ces alarmes qui ont retenti,
Et ces dossiers classés urgents ;
Ces sauvetages contre le temps ;
Cet autre travail de fourmi
Sous notre iceberg bien immergé.
Il y a cette équipe derrière nous,
Ces réunions à l’heure du repas,
Avec des courriers de papier ou de toile.
Et toujours, maintenir les étoiles
Dans leurs yeux, qu’ils ne s’éteignent pas,
Faire qu’ils soient bien, ici, malgré tout.
Pourtant il y a l’opposition.
La non-compréhension.
L’attentisme latent
Parfois d’un parent
Parfois d’une organisation.
Mais qui paiera l’addition ?
Il y a parfois des vraies colères.
De celles qui font lever le poing
Pour ne pas baisser les bras.
Il y a parfois des jours amers
Où l’on aimerait être moins
Impliqués ou moins à l’étroit.
Parfois il ne reste plus qu’eux et nous.
Et l’on n’y peut rien du tout.
Christine Fayolle