Réceptacle

 

 

Je suis aux premières loges

Et je m’articule

Entre vos représentations

Qui s’entremêlent

Et me prennent à partie.

 

 

 

Je suis de l’horloge

Et de la pendule

La trotteuse en tension

Surréelle

Qui virevolte ici.

 

 

 

Je ne laisse rien échapper

De vos spectacles

Ni regard ni tremblement

Ni le sourcil en barrière

Et je garde les lumières

 

 

Je suis sans cesse happée

Je suis le réceptacle

De vos chambardements

De vos lourdes pierres

Et de vos tragédies entières

Je prends ce que vous apportez

Sous mon couvercle

Pour vous voir concocter

Votre bulle, votre cercle

Votre espace serein

Ce matin.

 

 

Et ça me traverse

Ça laisse des traces

Ça bouillonne

Ça résonne

Ça s’accumule

Sans autre formule

Pour me défroisser

Que de vous voir progresser

Grandir

Sourire

Et vivre.

 

À suivre.

 

Christine Fayolle