Nous.

 

 

 

Il y a les si petits

Qui me regardent de haut

Et ces grands

Qui se placent si bas

 

 

 

Il y a l’immense appétit

Des nouveaux

Et nos indifférents

Qui écoutent tout bas

 

 

 

Et nous

Qui redonnons mesure

Et nous

Qui replaçons les choses

Et nous

Qui prenons la mesure,

Le pouls,

La hauteur des causes.

 

 

 

Il y a des larmes extérieures

Qui ne pleurent pas vraiment

Et les cris de douleurs

Qui ne crient pas vraiment

 

 

 

Il y a tout l’inexplicable

Expliqué par ce qui se cache

Et la force implacable

Des maux de ceux qui lâchent

 

 

 

Et nous

Qui faisons avec et contre,

Et nous

Qui faisons écran

 

 

 

Et nous

Dans nos infinies rencontres

Prenant sur nous

Jusqu’à « l’à cran. »

 

 

 

Il y a tant

Qui demande tant

Pour avancer.

 

 

 

Et surtout eux

Qui  nous demandent mieux

Pour se lancer.

 

 

 

Et il y aura nous encore

Tant qu’assez forts

Pour  tout pe(a)nser.

 

 

 

Christine Fayolle