Comme un gouffre veut grandir en dedans

Prendre la place et l’air que je respire

Comme il étouffe et montre les dents

Dès que mes regards tentent de  le saisir

 

 

Il voudrait que je tombe à l’intérieur

De ma simple existence,

Quand  je suis le dompteur

De ses appels en transe.

 

 

Ses incessantes aspirations 

Pour  combler le vide

Créent des dépressions

En coulées acides.

 

 

Je le sens se draper

Dans l’obscurité

Pour happer

La sérénité.

 

 

Il sait.

Je sens.

Je sais.

Il ment.

 

 

Gouffre

Issu de rien

Engouffre

Ce qu’il fait sien.

 

 

Simple idée de néant

Qui de persuasion

Veut se faire géant

De mes perditions.

 

 

 

 

Christine Fayolle