Et baisse la garde

 

 

 

Quand le corps trahit la lutte,

Que ses barrières sont fragiles,

Quand il laisse l’inquiétude

Rétracter  les flux

Et brûler en son centre

 

 

Quand la volonté butte

Contre la fatigue et ses fils,

Quand ses attitudes

Ne sont plus

Solides  en son antre,

 

 

Quand je deviens une passoire

Et que le corps subit,

Que ma raison clairvoyante

Devient  perméable

Aux émotions…

 

 

Quand il est impératif de s’assoir,

Quand chaque débit

De souffle blesse et hante,

Quand le cœur malléable

Coule ses fortifications

 

 

Tout devient difficile.

 

Je suis docile

 

Et  me consume

 

Vivante posthume.

 

 

Christine Fayolle